:: MÉTHODES D’ENTRAINEMENT EN INTERMITTENT AÉROBIE ::
Marcio faria Correa


RÉSUMÉ :
L'entraînement physique dans le football, est réparti en général entre activités physiques (répétitions de courses facilement contrôlables), et la partie technico-tactique spécifique
En comprenant qu'un match de football est tout sauf un rythme moyen de course, puisqu'il s'agit d'une succession de sprints, de courses à rythme rapide ou lent et d’intervalles de repos. Le développement des caractéristiques et de l'utilité de cette méthode, et de toutes ses variantes, consiste en une succession d'efforts plus ou moins intenses, intercalés par des intervalles de récupération au cours desquels on peut maintenir une activité légère pour faciliter l'élimination d'acide lactique et soutenir une sollicitation modérée du système cardiovasculaire, comme par exemple l'alternance d'entraînement par contrastes (courtes périodes de musculation) et récupération active avec des exercices de contrôle de balle, nous pouvons alors comprendre que ce type de travail insère l'utilisation de situations de jeu, d'exercices techniques et d’actions spécifiques, comme moyens principaux d'entraînement.
L'adéquation, l'administration et la succession de stimulants, de cette méthode d'entraînement physique intégré, permet de travailler l'aspect énergétique, c'est-à-dire les différentes ramifications, alactique, lactiques, aérobiques, comme aussi les différents types de tension musculaire auxquels le joueur est soumis pendant le développement du jeu, en les quantifiant par rapport aux types efforts et moments que présentent les situations technico - tactiques.

Aspects du travail intermittent dans le football :
- il améliore la résistance
- tensions musculaires supérieures
- récupération plus facile
- sollicitations de toutes les fibres
- travail plus varié
- il permet d'introduire des exercices de musculation

Dominer les dépenses énergétiques dans les situations de jeu, ce qu’on définit par entraînement physique intégré.

DÉVELOPPEMENT : En considérant que le développement des capacités physiques est soutenu sur l'adaptation aiguë à l'exercice, sa formation est effectué grâce aux adaptations effectuées par les stimulants répétés de fonctions impliquées dans l'activité, comme par exemple dans le football.
Ces adaptations sont de deux ordres, fonctionnelles et structurelles, la première, améliore le rendement des systèmes nerveux, énergétique et métabolique, la seconde touche aux systèmes musculaire et osteo-articulaire.
En focalisant les caractéristiques des différents niveaux d'efforts, la rénovation d'ATP est assurée avec le choc de phosphate de créatine dans le cas d'exercices brefs et intenses (autour de 15’’.). Dans le cas d’exercices prolongés (supérieurs à 3 min.) et d'intensité moyenne, il est assuré au moyen du catabolisme oxydant des glucides et d'acides gras libérés. Quand l'exercice soutenu s’intensifie et se prolonge (15’’. à 3 minutes), le métabolisme aérobie n'apporte pas l'énergie nécessaire pour la resynthese de l'ATP. L'organisme contracte une dette d'oxygène, l'énergie est fournie toutefois par la glycolyse anaérobie, ce qui produit un catabolisme de l'effort, l'acide lactique. Le paiement de la dette d'oxygène est effectué après l'exercice au niveau cellulaire au moyen d'un coût énergétique plus important.
Par conséquent, la connaissance des caractéristiques des stimulants que détermine l'amélioration des rendements est un des points fondamentaux de l'entraînement physique, par conséquent, l'ensemble des stimulants d'entraînement constitue, par son intensité, sa durée, sa densité et sa spécificité, la charge physique, laquelle provoque la réponse adaptative à l'organisme. En synthèse on peut définir l'entraînement physique dans le football, comme l'ensemble de techniques qui provoquent les adaptations fonctionnelles et structurelles, aiguës et chroniques qui permettent de développer des potentialités génétiques des joueurs.

- Études des efforts en football : en principe en analysant en manière générique les types d'efforts et le coût énergétique pendant une partie de 90 min. de jeu, il y a approximativement 65 à 70 min. de jeu effectif. De ce temps d'activité, selon les postes occupés, on coure de 14 à 28 min., soit une occupation de 20% à 40%. La distance moyenne de cette activité est de 4 à 8 km de course en incluant toute la gamme de déplacements que le sport requiert.

En suivant avec cette analyse, les types de distances de course, ils sont réparties en 64% de courses lentes aérobie, 24% de courses à rythme moyen aérobie et 14% à rythme rapide (18 à 27 km/h), soit en proportion, le nombre de Sprints courts (10 à 15 mètres. ou de 2 à 3 secondes .), est d'approximativement de 195 pendant les 90 min. de jeu.
Répartition des séquences : quelques études statistiques (Mombaerts 1991), démontrent l'alternance des séquences de jeu et de repos dans le développement d’une partie (dans ces données, se reflète l'importance de l'application de ce type de méthode). Les intervalles de repos passifs sont ceux qui accentuent l'aspect discontinu de l'effort du joueur de football. Ces études démontrent que plus de la moitié des séquences de jeu ont une durée de 15 secondes. et moins ; le temps moyen de repos est de 15 secondes l'alternance jeu 15‘’./repos 15‘’. représente autour de 30% des séquences de jeu dans un match et autour le 25%. l'alternance de 7’’./15’’.

D'autres données démontrent que 93% des temps de repos sont inférieurs ou égaux à 30’’. 73% des temps de jeu sont inférieurs ou égaux à 30’’. 52% des temps de repos sont de 15’’ ,33% des temps de jeu sont de 15’’. Sur ce concept on peut créer, adapter et développer des modèles de travail pour cette méthode basée les principes du travail discontinu ou intermittent. Conclusion à cette analyse, le football, se caractérise par des sollicitations de type intermittent qui pour la plupart sont explosives.
Application de la méthode : de manière à interpréter et appliquer cette modalité, il est nécessaire d'administrer les taux et les charges dans la séquence et l'alternance d'efforts en accord avec les temps et la succession de stimulants en fonction des situations de jeu.
Fréquence des sessions : Elle dépend toujours de l'intensité et la durée des stimulants et des contenus. Si par ex, ce qui est recherché c'est le développement du VO2 max., on doit développer des sessions hebdomadaires, en ordonnant dans les 2 ou 3 premières semaines des stimulants qui favorisent le développement de la capacité aérobie (70 à 75% V.A.M.). Postérieurement programmer un développement mixte (capacité et puissance), en étendant à 3 semaines de plus cette succession de stimulants, pour continuer et consacrer 3 autres semaines au développement de la puissance aérobie. Pendant toute la période compétitive, maintenir avec 1 stimulant hebdomadaire (dans des longues semaines), en dosant et en alternant des exercices en capacité et puissance aérobie.
Temps de travail : les exercices par des intervalles longs ont comme double objectif de développer la résistance générale et la puissance aérobie, les temps d'activité peuvent varier de 2 à 10 ou 15 minutes, en fonction d'aspect hiérarchisés, nous devons considérer le temps de chaque stimulant, plus courte étant la durée, plus importante peut être l'intensité (inclusivement supérieur à 100% de la Vitesse Aérobie Maximale - V.A.M.), une intensité importante permet un développement de la puissance aérobie, mais elle est accompagné d’une forte production de lactate.
Les stimulants des intervalles courts, sont très efficaces pour le développement de la puissance aérobie, en sollicitant au maximum les systèmes ventilatoires et circulatoires, en améliorant de cette manière l'utilisation rapide de l'oxygène par le muscle. L'exercice intense que cette méthode représente (100 à 120% de V.A.M.), avec succession de stimulants de 10 à 15 secondes. (elle dépend surtout de la dégradation de phosphagènes), avec des pauses de 15 sec., cette alternance, ne permet pas un retour au calme de la chaîne transporteuse d'oxygène qui, à la reprise d'une nouvelle séquence d'exercice, reste à un niveau élevé et est de suite amplifié pendant l'exercice. Ceci indique par ex, qu’en administrant des périodes de travail de 6 à 8 min., est sollicitée seulement la glycolyse aérobie pour fournir la grande quantité d'énergie requise.

En vue de l'entraînement par intervalles, le formateur, peut utiliser deux voies :
1) Enchaînements d'actions de courses avec toutes ses variantes, y compris des sauts, exercices de surcharge, avec des courtes pauses (récupération incomplète), ordonnées, dans des séquences (récupération plus ou moins longues). Cometti (1993), propose des modèles de travail intermittent : 15 s/15 s - 20 s/20 s - 10 s/20 s - 15 s/30 s
2) Situations technico-tactiques plus spécifiques au moyen de séquences ou d'actions de jeu. Dans cet aspect, en appliquant ce concept, cette forme d'entraînement, inclut tous les paramètres en rapport à la compétition.

Exercices :
AÉROBIQUE INTERMITTENT
1) NIVEAU D'APPLICATION :
Jeunes et adultes.

2) OBJECTIFS :
Stimuler ou développer la capacité aérobie, avec succession de déplacements et d’efforts qui favorisent la résistance musculaire, en exécutant et en reliant des gestes dans des actions de jeu qui permettent l'exécution d’accélérations et de changements de rythmes.

3) SURFACE DE TRAVAIL : 50 x 60 mètres.

4) MATÉRIEL DIDACTIQUE : 20 constris, 6 cerceaux, 3 haies, 16 cônes.

5) EXPLICATION :
On répartit le groupe dans chaque atelier (6), chacun exécute l'exercice à intensité maximale (travail- pause 30"),.2 fois, en effectuant la 3eme répétition étant effectuer en couvrant tout le circuit en alternant et en dosant les efforts avec des trots entre chaque exercice. Quand le parcours est terminé, récupération et replacement devant l’atelier suivant.

6) DEROULLEMENT :
Première partie, exécuter les exercices de vitesse, approx en 4 "à 6", retour en marchant, (dans l’atelier avec les haies retour en trottinant). En entamant la troisième répétition, (tour complet du parcours, temps approx 1 '.30 ", pause entre les séries. 2'30" (étirements), toutes les 2 séries, macro-pause de 5' (étirements et jongles). Effectuer les 6 ateliers.

7) VARIANTES :
Incorporer postérieur au développement, 1 'de trot. Varier les exercices ou les parcours des ateliers(ne pas modifier la durée des efforts). Postérieur au développement, maintenir 3 'de trot et recommencer avec un autre parcours qui inclut des gestes techniques (passes, frappes) 1'30"et insérer ainsi un temps total de 6 'à 7 '.